châtaigne ! quand tu nous tiens......
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son nom.........  la grande famille des châtaignes 
son histoire en Vivarais.....

Mangez des châtaignes!!!!

La châtaigne...

son nom.........

Le mot "châtaigne" parait avoir une bien belle origine.

D'après un poète Italien de la Renaissance, la châtaigne tiendrait son non de la "chaste Néa",(casta néa)  nymphe de Diane la déesse de la chasse. S'éloignant par malheur de ses compagnes, Néa fut victime de Jupiter qui la poursuivait de ses assiduités.... de désespoir, elle se tua  et fût transformée en châtaigner par le Dieu du ciel, de la foudre et protecteur de la cité. 

Dans de nombreuses langues, modernes ou anciennes on retrouve des analogies phonétiques. Qu'il s'agisse du latin castanea (lui même identifié au grec kastanon) du cisten anglo-saxon,  du castania scandinave, du kasthanu russe,  de l'ancien germanique  kestina, de l'armoricain kistin du polonais  kasztan , de l'espagnol Castagnas, la racine commune se manifeste de manière incontournable.. 

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 la grande famille des châtaignes ......

On distingue 5 grandes variétés commerciales de marrons (ne pas confondre dans le cas présent le "marron" fruit  comestible de certaines variétés de châtaigniers qui nous intéresse ici, et le "marron d'inde", non comestible). La Sardonne , adulée  déjà au 16ème siècle par l'agronome ardéchois Olivier de Serres n'est plus produite en masse de nos jours. Elle semble cependant à l'origine des meilleures variés de marrons actuelles.  La bouche rouge,  à l'amande unique , plus productive et surtout plus résistante  comme la célèbre Comballe  (issue de la ferme des Combeaux à Saint Pierreville), donnent aujourd'hui d'excellents marrons.  Reconnaissable à la forme pointue qui lui a donné  son nom, l 'Aguyane  est produite essentiellement dans la partie méridionale du Vivarais. Dans les combes fraîches du Nord-Vivarais, la Merle, variété précoce plus rustique et un peu moins douce que la Comballe reste très peu utilisée dans l'industrie du marron.   

A côté de ces 5 variétés principales, on distingue  36 variétés  locales en Cévennes et 24  dans la région des Boutières et du Moyen Vivarais. 

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son histoire en Vivarais.....

Indissociable de l'histoire gastronomique du Vivarais, la châtaigne  est présente en Ardèche depuis la nuit des temps. On a en effet découvert des feuilles de châtaigner  datant de l'aire tertiaire ( 8,5 millions d'années) fossilisées  dans des carrières de diatomite  de  SAINT BAUZILE.  Vraisemblablement malmené lors des épisodes glaciaires de l'ère quaternaire, le châtaigner semble se réimplanter en Vivarais grâce aux moines défricheurs des abbayes  de la montagne ardéchoise  lesquels, maîtrisant parfaitement les techniques de la greffe, vont jouer un rôle important dans la constitution d'une châtaigneraie encore modeste  du 9ème au 12 ème siècle. Au 14ème siècle l'importance prise par notre fruit emblématique  est révélée par sa prise en compte pour la perception de la dîme. 

De la fin de la guerre de cents ans jusqu'au 15ème siècle, la châtaigneraie ardéchoise gagne l'ensemble de  la partie du Vivarais située au sud d'Aubenas. Elle se développe dans de moindres proportions vers le Nord pour n'être plus signalée dans les paroisses situées au delà de la vallée du Doux.

Les rendements intéressants comparés à ceux des céréales traditionnelles (dont la culture est aussi plus plus laborieuse dans les terrains difficiles), vont favoriser l'essor du châtaigner en Vivarais dès la renaissance et jusqu'au 19ème siècle.

Les maladies telles que l'Encre (accidentellement introduite par importation de plants contaminés provenant du Pays basque  et plantés dans le quartier de la Roche noire près d'Aubenas vers 1875) ou l'Endothia (vers 1956) décimeront  la châtaigneraie à partir du 20ème siècle. Le développement important de l'industrie du cuir et corrélativement, des besoins en extraits tannants, aura raison d'une bonne part des arbres dont la vente pouvait représenter jusqu'à la valeur de 18 récoltes de châtaignes........

Néanmoins le département de l'Ardèche demeure encore un des plus importants producteurs nationaux et les marrons de l'Ardèche  ont conservé toute leur renommée.......qui ne connaît pas les fameux marrons glacés, la crème de marrons etc. etc...

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Mangez des châtaignes!!!!

Avec ses  200 calories pour 100 grammes , la châtaigne n'est certes pas le compagnon de route idéal pour les individus sujets à l'embonpoint. C'est peut être pour cette raison que les français n'en consomment  qu'une trentaine par an. Ils lui préfèrent certainement les "sandouiches" Nord-Américains aux qualités diététiques et gastronomiques  bien connues.... Il se privent ainsi d'un  fruit très riche en vitamines B, B1, B12, B6. Même rôtie, la châtaigne conserve  ses 50 mg de vitamine C pour 100 grammes!

Les romains de l'antiquité ne s'y étaient pas trompés et  le célèbre cuisinier APICIUS régalait l'empereur Claude d'une succulente soupe aux châtaignes et lentilles. Plus près de nous, Guillaume Apollinaire appréciait particulièrement la crème de marrons au point décrire à un ami " et l'on ne saurait pas, vieux, assez t'engager à m'envoyer encore de ces marrons optimes qui réduits en purée, honorent fort Privas".

 

Alors à vos châtaignes, et n'hésitez pas à découvrir les  quelques spécialités concoctées par nos pâtissiers ou confiseurs locaux. Marrons glacés, gâteaux à la farine de châtaigne, crème de marron, liqueur de châtaignes etc.

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